Titre : |
Aurélien : le monde réel ; roman |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Louis Aragon (1897-1982), Auteur |
Mention d'édition : |
Nouv. éd. |
Editeur : |
[Paris] : Gallimard |
Année de publication : |
1994, cop. 1944 |
Collection : |
Collection Folio, ISSN 0768-0732 num. 1750 |
Titres uniformes : |
Aurélien : français
|
Importance : |
696 p. |
Présentation : |
couv. ill. |
Format : |
18 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-07-037750-3 |
Langues : |
Français (fre) |
Résumé : |
«La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eût le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant.» |
Aurélien : le monde réel ; roman [texte imprimé] / Louis Aragon (1897-1982), Auteur . - Nouv. éd. . - [Paris] : Gallimard, 1994, cop. 1944 . - 696 p. : couv. ill. ; 18 cm. - ( Collection Folio, ISSN 0768-0732; 1750) . ISBN : 978-2-07-037750-3 Oeuvre : Aurélien : français Langues : Français ( fre)
Résumé : |
«La seule chose qu'il aima d'elle tout de suite, ce fut la voix. Une voix de contralto chaude, profonde, nocturne. Aussi mystérieuse que les yeux de biche sous cette chevelure d'institutrice. Bérénice parlait avec une certaine lenteur. Avec de brusques emballements, vite réprimés qu'accompagnaient des lueurs dans les yeux comme des feux d'onyx. Puis soudain, il semblait, très vite, que la jeune femme eût le sentiment de s'être trahie, les coins de sa bouche s'abaissaient, les lèvres devenaient tremblantes, enfin tout cela s'achevait par un sourire, et la phrase commencée s'interrompait, laissant à un geste gauche de la main le soin de terminer une pensée audacieuse, dont tout dans ce maintien s'excusait maintenant.» |
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